Le numéro hors-série de la lettre de l’AUE, récemment publié, propose une analyse détaillée du phénomène des meublés de tourisme en Corse. Cette lettre dresse un état des lieux complet en s'appuyant sur des données précises collectées en collaboration avec l'Agence du Tourisme de la Corse et la DREAL. Il apporte un éclairage nuancé sur les effets de ces locations saisonnières sur l'économie locale, en particulier le marché immobilier.
Les meublés de tourisme en Corse : une réalité économique et immobilière
Depuis une dizaine d'années, les meublés de tourisme ont prospéré en Corse, particulièrement pendant la saison estivale. Mais leur influence sur le marché immobilier insulaire soulève des questions : font-ils vraiment grimper les prix de l'immobilier ou bien leur impact est-il plus nuancé ?
En 2024, environ 30 000 logements sont désormais proposés au moins un jour par an sur les principales plateformes en ligne, générant des revenus substantiels pour le territoire. En août 2024, ces locations ont rapporté plus de 100 millions d'euros, soit environ un quart des recettes annuelles : un premier record.
Cependant, l'augmentation de l'offre a permis de réduire la pression sur le marché locatif saisonnier, limitant ainsi la hausse des prix et la rentabilité des biens. Entre 2022 et 2024, les revenus moyens par logement n'ont progressé que de 5 %, tandis que l'inflation a atteint 12 %. Ce constat régional masque toutefois de fortes disparités sur le terrain. Par exemple, dans le Sud-Corse, la saison 2024 a généré 98 millions d'euros, avec 23 % du parc de logements tournés vers la location touristique, tandis qu'à Ajaccio ou Bastia, les montants étaient bien plus faibles.
Cette lettre présente également une cartographie fine des zones concernées par les meublés de tourisme, avec des données à l'échelle infra-communale. Ces cartes révèlent que, si certains secteurs littoraux sont très concentrés en meublés de tourisme, une large partie de l'île, notamment l'intérieur, reste peu touchée par ce phénomène. De plus, l'étude montre un lien direct entre les revenus générés par les meublés et la hausse des prix de l'immobilier : plus un bien rapporte, plus son prix au mètre carré tend à augmenter.
Alors que de nouvelles législations émergent pour encadrer de manière plus stricte le phénomène des meublés de tourisme, les informations détaillées présentées dans ce numéro spécial de la lettre de l’AUE pourraient jouer un rôle clé dans les décisions des élus et dans la sensibilisation des Corses.
En 2024, environ 30 000 logements sont désormais proposés au moins un jour par an sur les principales plateformes en ligne, générant des revenus substantiels pour le territoire. En août 2024, ces locations ont rapporté plus de 100 millions d'euros, soit environ un quart des recettes annuelles : un premier record.
Cependant, l'augmentation de l'offre a permis de réduire la pression sur le marché locatif saisonnier, limitant ainsi la hausse des prix et la rentabilité des biens. Entre 2022 et 2024, les revenus moyens par logement n'ont progressé que de 5 %, tandis que l'inflation a atteint 12 %. Ce constat régional masque toutefois de fortes disparités sur le terrain. Par exemple, dans le Sud-Corse, la saison 2024 a généré 98 millions d'euros, avec 23 % du parc de logements tournés vers la location touristique, tandis qu'à Ajaccio ou Bastia, les montants étaient bien plus faibles.
Cette lettre présente également une cartographie fine des zones concernées par les meublés de tourisme, avec des données à l'échelle infra-communale. Ces cartes révèlent que, si certains secteurs littoraux sont très concentrés en meublés de tourisme, une large partie de l'île, notamment l'intérieur, reste peu touchée par ce phénomène. De plus, l'étude montre un lien direct entre les revenus générés par les meublés et la hausse des prix de l'immobilier : plus un bien rapporte, plus son prix au mètre carré tend à augmenter.
Alors que de nouvelles législations émergent pour encadrer de manière plus stricte le phénomène des meublés de tourisme, les informations détaillées présentées dans ce numéro spécial de la lettre de l’AUE pourraient jouer un rôle clé dans les décisions des élus et dans la sensibilisation des Corses.
Consultez la lettre:
Contact:
Tristan CASABIANCA, chargé d'études, AUE - tristan.casabianca@isula.corsica
Thomas LANIESSE, chargé d'études, AUE - thomas.laniesse@isula.corsica
Thomas LANIESSE, chargé d'études, AUE - thomas.laniesse@isula.corsica