Organisé par l’AUE et ses partenaires à l’attention principalement des élus et des institutions, le colloque « Sulidarità e Mubilità » a réuni une cinquantaine de participants, intervenant tous dans le domaine de la mobilité, qu’ils soient élus, techniciens ou même membre d’une association.
Dans son discours d’ouverture, le Président de l’AUE, Julien Paolini, a rappelé que la mobilité est un droit, et de préciser que c’est le droit de vivre dignement.
Un accompagnement humain indispensable
Après cela, Mob’In Corsica a posé le décor chiffré de la mobilité inclusive dans l’île, avant de laisser la parole au terrain : OPRA, DA LOCU, la Coopérative d’Initiatives des Jeunes Entrepreneurs et Solideria ont croisé leurs témoignages sur les situations rencontrées au quotidien. Des échanges qui ont montré qu’aucune solution, seule, ne suffit : transport collectif, transport solidaire, covoiturage, vélo et tiers-lieux doivent être combinés et adaptés à chaque territoire, avec un accompagnement humain jugé aussi indispensable que le service ou le véhicule lui-même.
Mob’In Corsica et l’AUE ont ensuite présenté le bilan de TIMS Corse et la restitution des sept actions menées. En trois ans, le dispositif a démontré qu’une mobilité plus inclusive est possible : plus de 130 000 personnes sensibilisées, 550 accompagnées et 212 tonnes de CO² évitées grâce à sept solutions complémentaires déployées sur le terrain.
Deux tables rondes ont structuré la suite de la matinée. La première, ouverte par l’exercice « Une journée sans solution de mobilité », a porté sur la construction d’une politique publique de mobilité inclusive, de l’accès aux droits à l’organisation territoriale.
La seconde, introduite par la question « 1 euro public : quel impact concret ? », a réuni l’AUE, l’ADEME, la DREAL, les communautés de communes Marana-Golo et Costa Verde ainsi que les communes de Speloncato et d’Urtaca autour d’un enjeu central : comment élaborer une mobilité durable qui soit réellement inclusive et solidaire ?
La matinée s’est refermée sur les enseignements de TIMS Corse et sur une interrogation qui en résume l’esprit : une mobilité peut-elle être qualifiée de durable si elle n’est ni inclusive ni solidaire ?
Mob’In Corsica et l’AUE ont enfin esquissé les suites possibles du programme : nouvelles actions, engagements et calendrier prévisionnel. Les échanges se sont prolongés autour d’un déjeuner.
3 ans de déploiement, plus de 400 personnes accompagnées
Cette journée marque la clôture du premier cycle opérationnel de TIMS Corse, piloté par l’AUE et mis en œuvre par Mob’In Corsica en partenariat avec OPRA, Solideria, la Coopérative d’Initiatives des Jeunes Entrepreneurs et DA LOCU.
Durant ce premier cycle, le programme a déployé sept actions sur les territoires de la Balagne, du Centre Corse et de la CAB. Plus de 400 personnes en situation de précarité-mobilité ont été accompagnées : personnes en insertion, seniors isolés, jeunes sans permis, habitants des communes rurales éloignées des bassins d’emploi et de services.
Lancé en 2023 et financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE) jusqu’à fin 2026, le programme national Tims (Territoires Inclusion Mobilité Sobriété) poursuit deux objectifs : la sobriété énergétique des déplacements et l’accès de tous aux services essentiels.